Fidy Rabearisoa sur tananalife

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Interview d’un acteur culturel forcené

Fidy Rabearisoa fait partie de cette génération montante du milieu des acteurs culturels malgaches.
Si le public le connaît surtout en tant que metteur en scène et coach de Pazzapa, l’émission de télé-réalité de la RTA, il endosse d’autres casquettes moins connues du public mais essentielles pour le développement de la culture à Madagascar.

Interview d’un acteur culturel forcené …

Fidy Rabearisoa, quelles sont les nouvelles ?

Pour TGC, plusieurs projets sont en cours, nous sommes actuellement dans leur mise en place : des tournées nationales et internationales et un album international est en cours de montage. Les contacts ont déjà été établis, et nous sommes actuellement dans la phase de démarrage.
Nous avons trouvé un producteur qui a accepté de produire un album de TGC à destination de l’international. Cela nous demande un travail en amont considérable, puisqu’il nous faut traduire des chansons malgaches en anglais et en français, il y a aussi des réarrangements à faire.

Combien de personnes y a-t-il actuellement au sein de Tana Gospel Choir ?

Nous sommes une trentaine. Nous essayons toujours autant que possible de combler les places vides, les départs et autres indisponibilités de chacun des membres. Nous fonctionnons beaucoup sur le bouche-à-oreille pour le recrutement de nouveaux membres. On ne fait pas de grands castings ou quoi que ce soit d’autre. Il y a toujours des chanteurs qui attendent d’être appelés pour être auditionnés et tout se fait très simplement. Ils nous contactent également via notre site http://www.tgc.mg/.

On te connait comme manager, tu es aussi producteur, chorégraphe, metteur en scène … comment concilies-tu vie professionnelle et vie privée ?

C’est vrai que je travaille à longueur de journée et même la nuit. Je commence parfois à 8 heures le matin pour finir à 22 heures le soir … J’essaie autant que possible de ne pas ramener de boulot à la maison. Je travaille à la maison uniquement sur le montage de dossiers, la composition, diverses recherches etc.
Je prends également des moments que je consacre essentiellement à ma famille, les week-ends ou autre. J’éteins mon téléphone, j’arrête tout pour passer des moments tranquilles avec ma femme et mes enfants. Comme j’ai un rythme de travail très soutenu, ils me donnent la force de continuer et ce sont eux qui m’encouragent et me soutiennent le plus.

Cela fait combien de temps que tu cours comme ça ?

(Rires) Cela dure depuis environ 5 ans. Mon premier instrument de travail est le téléphone. Et je délègue autant que possible. Il y a déjà des responsables qui m’aident dans la gestion de TGC, et même de Djampela. C’est une question de confiance et de professionnalisme.

Si tu faisais une projection sur l’avenir en partant de ta situation professionnelle d’aujourd’hui, comment tu te verrais ?

Très franchement, je me porte de plus en plus vers le métier de producteur. C’est une chose que j’avais fait depuis des années, mais sans trop le savoir. On me sollicite de plus en plus en tant que producteur exécutif, c’est-à-dire dans la mise en œuvre, la conception et la réalisation de tout évènement pour le compte de tierces personnes.
Il est possible que je garde encore un rôle prépondérant dans le management de TGC ou Djampela. Mais à moyen terme, je me lancerai un peu plus dans la production de ces groupes, en collaboration avec ceux qui reprendront le flambeau, qui seront de toutes façons issus de ces groupes.

Tu suis une formation professionnelle depuis deux ans pour te perfectionner dans ton métier de producteur …

Je pense qu’il est important de s’étoffer du savoir-faire de professionnels internationaux pour qu’il y ait à Madagascar le niveau professionnel requis pour travailler à l’international, où les possibilités sont infinies. C’est une formation sur les métiers de la musique, mise en place par ART MADA et coordonnée par la société Presque Bleu. Certaines choses sont à améliorer à Madagascar, d’autres sont à perfectionner et il n’y a pas de raison pour que Madagascar ne soit pas au même niveau que l’international en terme de professionnalisme et de sérieux dans le monde de la culture. L’objectif est de donner à la culture de Madagascar la visibilité internationale qu’elle mérite, pour que l’ouverture du marché international aux artistes malgaches ne soit pas basée sur des initiatives isolées et que tous les artistes aient les mêmes chances de montrer leur talent.

Tony Rakoto

Une photo de l'artiste

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