La gastronomie aux épices
Il a connu les grandes tables de France, mais a préféré le soleil des tropiques. Chef Didier Danamur officie au Zobistrot à Antananarivo depuis peu. Nous sommes allées à sa rencontre pour découvrir le personnage et déceler les secrets de ses plats mitonnés. Tout un poème.
Tananalife (-) : La restauration, un métier ou une passion ?
Didier Danamur (*) : Les deux. Quand on aime son métier, il devient une passion. C’est mon cas.
(-) : Quel a été le parcours qui vous a conduit aux fourneaux ?
(*) : Il a été riche après des études hôtelières à Avignon, j’ai suivi des cours d’art culinaire à Paris qui m’ont fait obtenir une maîtrise professionnelle au Luxembourg.
(-) : Vous avez donc connu les grandes tables de France ?
(*) : Quelques unes oui. Marius et Tanette, Castel Manuel, Au quai d’Orsay à Paris et MC2 à Grenoble, sont des établissements qui me servent de référence.
(-) : A Madagascar avez-vous l’intention de perpétuer ce savoir-faire à la française ou vous adonnez-vous à de nouvelles cuisines ?
(*) : Après un an et demi au pays j’ai travaillé dans 2 restaurants et continue de découvrir les produits du terroir. Un délice. J’ai élaboré ma carte selon deux critères : Le respect des cuisines locales (Romazava, henom ritra et Tsitsika servis avec du riz rouge) et la cuisine française aux saveurs des iles ( Foie gras poêlé au tartare d’anananas, daube, cassoulet et tartes au fruits).
(-) : Votre carte est résolument franco malgache ?
(*) : Non, je me permet quelques fantaisies chères à la clientèle comme la cuisine créole telle que la sauce massalé aux lamelles de courgettes et incluse aussi des plats répertoriés dans les cuisines du monde tel que la raclette ou le sashimi.
(-) : Et la carte des vins ?
(*) : Essentiellement du Sud africain pour ses saveurs fruitées et permettre aux clients de bénéficier d’un menu par trop onéreux. Le rhum arrangé en pousse café est offert par la maison.
Interview de Renée Raza

